Le Journal de la Haute Marne
du 4 Juillet 2007
Naho décoiffe le public de l’Auditoire
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Les Potins
du 20 juin 2007
l'hebdomadaire des coulisses de la vie Lyonnaise
Décomplexée
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La Marseillaise
du 23 mai 2007
Naho affiche la couleur
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La Provence
du mai 2007
Naho, une femme qui en fait voir de toutes les couleurs
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La Provence
du 8 mai 2007
Naho : drôle de show pour drôle de dame
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Le Progrès de Lyon
du Lundi 28 août 2006
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Un encart de l’Antidote à Marseille
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MATCH du Monde n°8 de mai-juin 2006
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Supplément "Juste pour Rire"
20 minutes du 25 avril 2006
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Presse’Océan du 29 avril 2006
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Spécial Festival "Juste pour Rire" de Nantes du 25 avril au 1er mai 2006
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| Un monde métis, nomade et universel, le
rêve
de Naho. Et c’est encore sur scène qu’elle
l'invente le mieux. |
“le Dauphiné” du
13/01/06
NAHO DA PIEDADE : BLACK, FEMME ET COMIQUE
Dans le 18e arrondissement, « même quand tu vas acheter des
cigarettes, tu t’habilles et tu te maquilles ». Un conseil
que son metteur en scène lui donnait lorsqu’elle habitait
encore Paris. La ville où il faut être pour percer sur scène
ou se ramasser. « Mais on peut être comédienne et vivre
en Province », assure Naho qui a élu domicile a Voiron depuis
cinq ans.
«
On m'avait prêté un cédérom sur Grenoble...
il y avait toute une partie sur Gallota et ça ma plus ». Elle
qui pratique depuis des années la danse africaine, le jazz, la Capoiera,
s'est laissée guider par sa fibre artistique. Une petite trentaine
portée par 1,64 m d'Energie communicative, Naho affiche déjà un
long parcours
Choriste pour Art Mengo, dans une création originale de Jean-Marie
Didière sur le thème de la folie, formation d'art dramatique
au cours Thierry Hamon, théâtre avec Roland Giraud dans « Impair
et Pair », les planches sont son terrain de jeu. En 2001, seule sur
scène, elle présente « Le monde selon Madame Adjobi ».
Un spectacle haut en couleurs, métissé comme elle, Naho Da
Piedade est le fruit gourmand de l'union entre un Afro-brésilien
et une Béninoise. La jeune femme à la peau noire et un humour
de blonde à faire pâlir d'envie, « Pour une black et
une grosse vous êtes jolie » lui a t-on dit. Le second degré en
pare-choc c'est de ce terreau-là qu'elle a nourri son deuxième
one-woman show, "Elle sont toutes folles".
« Dans ce métier, c'est tout ou rien »
Choisis par le ministère de la Culture, Naho et trois autres comédiens – « des
quatre c'est moi la plus claire » - représenteront la francophonie
au festival « Juste pour rire » en 2006. Une heure de spectacle à Nantes
en avril 2006, une diffusion télévisée, et « même
si ça dure une année, c'est bien. C'est comme si on essayait
de traîner tous les autres ». Ceux qui débutent et galèrent.
Avec son compagnon Gérard Collin, Naho vient de créer l'association
Oh'Is. « Le but est d'aider les artistes, les mettre sur des rails,
dans de vraies structures ». D'autant « que de plus en plus
de salles s'ouvrent on province ».
Naho a joué à Paris au Café Oscar, au Splendid, au
Point-Virgule, « des endroits où certains rêvent de
passer même 3 minutes 30 ». Où les places sont chères
même si « dans 90% des salles, les comédiens jouent
gratis parce que c'est un tremplin ! ».
Gérard Collin qui connaît depuis quelques années le
milieu le dit « dans ce métier c'est tout ou rien. Il faut
faire en sorte que la culture soit reconnue comme n'importe quel autre
métier ».
Le travail au black ce n’est pas une vie « alors on n'a pas
routes les armes, mais on va essayer de faire ensemble ici, d'être
visible ». Avec d'autres projets qui mûrissent comme un café-théâtre à Voiron.
Naho reconnaît avoir été bien « protégée » et
aujourd'hui continue son show. Elle s'éclipse avant la photo... « Faut
bien que je ressemble à un être humain » !
Estelle ZANARDI
Jusqu'au 15 janvier, Naho joue « Elles sont routes folies » à l'espace
Gerson, Lyon.
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“la Haute Marne” du
21/11/05

Paradis de l’Humour avec Naho
Le public thonnançais s’est retrouvé au
paradis de l’humour avec Madame Adjobi, ou plutôt
avec Naho, qui a ravi le public en le faisant rire ou en
le provoquant par des mots ou des attitudes qui suscitent
aussi parfois l’émotion.
Bravo l’artiste pour ce one-women-show haut en couleur.
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OUEST-France à Rennes
le 23 avril 2004
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CITE BLACK du 5 Janvier
2004
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CITE BLACK du 15 Décembre
2003
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BICOZ de Mars/Avril 2003
Pour Naho da PIEDADE, les scènes ouvertes sont aussi l’occasion
de tester la mécanique de ses sketchs. Cette chorégraphe
comédienne exubérante prend ses marques sur la scène
du Café oscar. Monika, la propriétaire des lieux, sélectionne
ses artistes sur des coups de cœur et leur permet de passer plusieurs
saynètes d’affilée afin que « le public ait
le temps de rentrer dans leurs univers ». Née de l’union
d’un Brésilien et d’une Béninoise, Naho explore,
tout en subtilité, les contradictions de la communauté africaine
vivant en France, écartelée entre deux cultures. Son personnage
de scène, Madame Adjobi, est une sorte de mama ronde et généreuse
aussi encombrante qu’attachante. Monika suit avec attention la
progression de celle qui sera peut-être la première comique
noire de France.
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ROYAL INFO du 16 septembre 2002
Madame Adjobi, une « Professeur Mombi » à Paris
Sur scène, en effet, elle fait penser au feu professeur
Mombi avec sa façon innocente de se moquer delle
même tout en dénonçant des maux tels
que la jalousie, le manque dentraide entre les noirs
des banlieues à Paris.
De son vrai nom Naho Da PIEDADE, Madame Adjobi est une de ces femmes
qui font tout de suite penser aux choristes de gospel dont les voix suaves
nous font faire un voyage paradisiaque. Mais son rêve à elle,
cest amener lhumanité à transcender ses clichés
raciaux et socio-religieux qui la tuent pour atteindre un niveau dépanouissement
total de lêtre. Rêve denfant peut-être,
mais elle y croit et nous fait partager dans le « Monde selon Madame
Adjobi », une pièce racontant lhistoire dune
noire qui a découvert la société française,
en est tombée amoureuse sans jamais réussir à lintégrer
après trente ans. Mais tant pis, elle se prend la tête et
se moque des autres noirs qui font comme sils sont toujours en
Afrique.
C'est une pièce qui véhicule des messages tels que lacceptation
de soi et de lautre, la tolérance, le brassage des idées
et le métissage culturel. Être ou paraître ? cest
la principale interrogation de cette randonnée humoristique dans
la communauté noire à Paris.
Lorsquon lui demande de jeter un regard
sur le monde du troisième millénaire,
elle répond :
« Je crois au métissage des peuples et surtout des idées.
Les gens changent, les idées ne changent pas et le monde de demain sera
métis, nomade et universel ».
Elle croit au Vodou. Pour elle le Vodou est une ouverture desprit,
une médecine que les occidentaux ne comprennent pas.
Sa croyance avec le Vodou, elle le partage tant et si bien avec son
mari, que celui finit par séduire le Roi KPODEGBE dALLADA
qui le nomma Haut Dignitaire du Royaume dALLADA sous le nom du
Dah KPOYI.
Naho, cest une femme gaie, écartelée entre trois
continents (lEurope, lAfrique et lAmérique),
un mémorial vivant du commerce triangulaire. En effet, fruit
de lunion dun afro-brésilien et dune Béninoise,
elle vît le jour dans la banlieue parisienne. Ce choc culturel
la poussa vers lart dramatique. Elle sinscrit alors au
cours Thierry AMOND où elle reçu une formation de comédienne.
Elle brûlait de sengager sur un sentier où jamais
aucune femme noire ne s'était auparavant hasardée. Mais,
elle devait faire ses premiers pas comme choriste pour Art MENGO où elle
figure au passage dans le film « Tronc » de Karl ZERO.
De 1995 à 1997 elle fera des expériences de chorégraphie
avec Jean-Marie DIDIERE, danseur à lOpéra de Paris.
Cest à partir de 1998, année à laquelle
elle fait la première partie des Guignols dAbidjan au
théâtre de Ménilmontant avec Adjobi et la mode
que son aventure théâtrale commencera vraiment. Pendant
trois ans, elle participera à des créations de spectacles
: incantation, légende de Thor, « Ah ! ce Ventre »,
De
cette expérience enrichissante va naître le Monde selon
Madame Adjobi présentée pour la première fois
au café-théâtre Oscar, chef duvre que
les Français consomment sans modération.
Le public Béninois voudrait bien aussi
la voire sur les planches.
Vivement Madame ADJOBI au Bénin !
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AFROBIZ
Claire Da Piedade
Claire Da Piedade rayonne de bonheur, cest le moins
quon puisse dire. La déprime, la tristesse, elle
ne connaît pas ces états dâme : «
Ma devise est : vivre, pas survivre ». Née dune
union entre un brésilien et une béninoise, Claire
à hérité de lun, une bonhomie naturelle,
de lautre un rapport à la terre et à la
nature assez marqué.
Comédienne, chorégraphe et metteur en scène,
Claire dévore littéralement la vie. Son talent,
elle le partage avec les plus jeunes. Même si elle déplore
« ces maux qui minent notre communauté ».
Elle cite alors la jalousie, le manque dentraide patent
entre noirs et notamment ceux des banlieues, car elle est
du « 93 » (banlieue nord parisienne).
Et pour cela elle saccroche à sa croyance vaudou,
qui est pour beaucoup dans sa manière de relativiser
les choses : « Le vaudou est une ouverture desprit,
Une médecine que les occidentaux ne comprennent pas.
Il est caractérisé par une très forte
relation entre lhomme et la nature, et moi jy
crois », affirme t-elle.
Ayant reçu une formation dart dramatique, de
mime et de pantomime, elle peaufine son projet, celui dêtre
« la première comique noire en France et de présenter
son one woman-show ». Difficile quand on sait quelle
a deux écueils à traverser, comme elle dit :
« Je suis une femme et je suis noire ; et pour beaucoup,
la femme noire nest bien que dans la mode et pas ailleurs
».
Loin de se décourager face aux innombrables «
portes qui se sont fermées », Claire Da Piedade
est prête à démontrer que seule la volonté
permet darriver à ses fins. Et compte y arriver.
Karna Ségou
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Au
café Oscar
C'est une rampe de lancement pour aspirants rois du gag.
Un lieu où l'on peut rire et boire un verre pour
pas cher.
par Anne-Sophie Jarrige
Au fond d'une cour, un néon à moitié
cassé annonce l'entrée. A l'intérieur
: des tableaux de cabaret, des bancs étroits capitonnés
de velours rouge et agrémentés de coussins.
Les jours d'affluence, vos genoux servent d'appui au voisin
de devant. Bienvenue au Café Oscar.
L'âme de ce café-théâtre situé
rue Montmartre, c'est Monika Bachowska, 30 ans. Son café
est tout pour elle, et elle est tout pour lui. Débarquée
en France de sa Pologne natale en 1989 pour apprendre le
français, cette jolie blonde dont on ne voit que
les yeux a commencé comme jeune fille au pair avant
de rejoindre la restauration. « Je voulais créer
un lieu qui soit le mien, où les gens puissent rire,
se rencontrer, se parler comme bon leur semble. »
En 1993, elle achète un vieux restaurant qu'elle
retape et rebaptise Café Oscar, prénom de
papa et de l'enseigne du café-restaurant qu'il tenait
dans les années 70 à Varsovie. La Pologne
est alors sous le joug du communisme. Le café paternel
accueille les créateurs : Roman Polanski, Wojtek
Pszoniak, le comédien Daniel Olbrychki...
Monika n'a pas oublié. Comme son père, elle
a donc commencé, omniprésente et chaleureuse,
en offrant un verre aux gens le jour de leur anniversaire.
Un soir, l'un d'entre eux, comédien, est revenu,
désespéré de ne pouvoir trouver de
salle à Paris. Elle lui offre un coin de table entre
20 heures et 21 heures. A lui, puis à d'autres, et
de plus en plus souvent. Le concept est trouvé.
Soutenue par la comédienne Mimie Mathy, Monika organisera
des auditions tous les quinze jours pour les débutants.
Il suffit de téléphoner. Si l'essai est concluant,
les élus gagnent le droit de se produire trois minutes
aux « Oscars du rire » le mercredi de 20 heures
à 22 heures. « Pour cela, il faut m'étonner,
être généreux, me faire rire. »
Pas de vulgarité ni de sujets chagrins : «
On entend suffisamment parler sida et chômage toute
la journée, je n'ai pas envie d'imposer cela au public
» lâche-t-elle entre deux cigarettes. Mais des
tranches de vie, de la poésie, des histoires piquées
au détour de l'actualité, passées à
la moulinette des jeux de mots.
Anthony Kavanagh, Jean-Luc Lemoine, ou encore Lallemand
et Delille, actuellement au Carré Blanc ont débuté
sur cette scène minuscule sans rideau, les spectateurs
à portée de réplique. Ambiance garantie.
Au bout de dix minutes, on se surprend à discuter
avec son voisin, autour d'un verre, entre deux one-man-show
(comme Naho ou Fabrice Boué, qu'elle abrite actuellement).
On n'est pas toujours sûr de ce que l'on va trouver.
Le déplorable parfois peut côtoyer l'excellent.
Affaire de chance...
Café Oscar. 155, rue Montmartre. 75002 Paris. Tél.
: 01.42.21.09.61.
© grandes ecoles 29/03/02 - N°1541
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